Quelques histoires

Une autre vision

Je suis partie en voyage.

Sans bouger, tranquille,

Allongée sur mon tapis.

Je suis partie en voyage,

Talonnée par le battement du tambour,

Au rythme de l’univers,

Baignant dans la douce présence de l’amour qui unit toute chose,

Survolant la forêt, les arbres innombrables, qui ne parlent que d’amour, ne vibrent qu’amour.

Je suis partie en voyage.

J’ai croisé le serpent rouge, celui qui mort et qui tue,

J’ai rencontré le Serpent Cosmique des Aborigènes,

L’anaconda m’a avalé, telle Jonasz et la baleine.

Plonger dans le changement, quitter la vieille peau, accueillir l’inconnu. Ne pas avoir peur, tout meurt et renaît à chaque instant.

Je suis partie en voyage.

Et je suis revenue.

Rien ne sera plus jamais pareil.

Image par Barroa de Pixabay

𝓤𝓷𝒆 𝓼𝓪𝓬𝓻𝒆́𝒆 𝓼𝒆𝓶𝓪𝓲𝓷𝒆 𝓸𝓾… 𝓾𝓷𝒆 𝓼𝒆𝓶𝓪𝓲𝓷𝒆 𝓼𝓪𝓬𝓻𝒆́𝒆

Est-ce un hasard si tout cela s’est passé le semaine de l’Ascension ?

Peut-être, ou peut-être pas

Toujours est-il qu’il y a un avant et un après,

Des prises de conscience dérangeantes, écartelantes, et tellement douces, évidentes.

Ça commence dès le lundi.

Avec cette compréhension que je cherche quelque chose. Encore.

Quelque chose qui s’appelle l’éveil !

Mince alors ! J’ai déjà vu cela, je croyais que c’était fini.

Mon petit diablotin, celui qui me raconte des histoires, ricane par derrière.

« Je t’ai bien eu, t’as vu ? Trop fort »

Bref il m’apparaît que je cours vainement après le divin. La perfection. La vie hors sol !

Tu en penses quoi ? Est-ce que ça te parle, ce désir de perfection qui t’empêche d’agir, qui te maintient dans des rêveries futuristes ?

Et il m’apparaît surtout que le divin sans l’humain n’existe pas sur terre.

Que les deux sont complémentaires, que l’incarnation ne consiste pas à choisir entre l’un ou l’autre, mais à les rassembler, leur laisser le même espace.

C’est comme une danse entre le « haut » et le « bas », même s’il n’y a ni haut ni bas. Façon de parler, qui veut tout dire !!!

Mise en lumière,

Intégration,

Gratitude.

Si j’avais su que le chambardement ne faisait que commencer !

Deux jours plus tard, au même endroit (un grand MERCI à #Laura Daniel pour son École de Présence à Soi).

Je me vois (me) raconter que je suis dans le service au Divin, dans l’oubli de soi, etc.

Quel bel ego spirituel !

Car quelle est la finalité de la vie sur terre ? C’est vivre, non ?

Vivre avec toutes ses facettes, avec le divin et l’humain.

Et qui prend des décisions, qui met les actes dans la matière ? Ce ne serait pas ce « petit » humain ?

Oups, décidément, il est temps de lui redonner sa place.

Je comprends dès lors que ce sont mes désirs profonds qui me dirigent.

Je comprends que, pour moi, avoir des désirs, c’est comme un gros mot !

Et toi ? Comment ça résonne, avoir des désirs ? Les reconnaître ? Les suivre ?

Donc ma feuille de route :

Oser m’avouer mes désirs, ce que je veux profondément, sans jugement, même et surtout si c’est énorme,

Renouer avec la Joie, c’est elle qui est guidance,

Arrêter de me forcer à faire, pour faire, pour remplir, parce que « c’est comme ça qu’on fait »,

Oser être qui je suis.

Et accueillir tout ce que cette nouvelle vibration apporte.

Tous les cadeaux de la vie.

Argent. Nouveaux amis. Nouvelle voiture (rouge). Feu d’artifice. Et d’autres que je ne connais pas.

Alors à toi ! Ils sont où, tes désirs ? Comment tu les manifestes ?

Photo de Riccardo Mazzoni sur Unsplash


Mais où est passé le chemin ???

J’étais bien,

J’étais tranquille,

J’étais sereine.

J’y étais, dans cet espace de paix et d’amour, que je cherchais depuis tellement longtemps.

Et là, bim, patatras !!!

On redescend, on revient sur terre, on arrête de flotter tout là-haut, avec les étoiles.

Plus de chemin, plus de direction. Plus rien.

Le vide, à nouveau.

La perte de sens, à nouveau.

La fatigue, encore et encore.

Ce fameux « A quoi bon? », qui me cloue pendant des heures devant mon ordi, à regarder des séries idiotes, avec culpabilité.

Tu vois de quoi je parle ?

Tu la connais, toi aussi, cette tristesse, cette colère, de constater que le chemin s’est encore une fois dérobé sous tes pieds ?

Et je croise la bonne personne. Celle qui me dit « De quoi as-tu envie, en vrai ? »

Quelle question magnifique !

De quoi j’ai envie, en vrai ?

Est-ce que je le sais, en vrai ?

Est-ce que je m’autorise à me le demander ?

Ou bien suis-je encore en train de me la jouer petit, histoire de ne pas déranger, d’être vue un peu, mais pas trop, d’essayer de rentrer dans des cases, pas les mêmes qu’avant mon changement de vie, mais encore des cases, plus discrètes, plus « spirituelles » ?

Alors je pars en introspection, je rouvre les canaux de connexion, je ne réfléchis pas, j’écris.

Et c’est un déferlement, un tsunami de mots, d’élans, de couleurs, de désirs !

Je renoue avec le « Tout est possible, ose ».

J’ose exprimer ce qui me tient à coeur, devant mes proches, dans un premier temps, et je vois comme c’est accueilli, avec douceur, joie, amour.

Je m’autorise à rêver en grand, je décide de tout sortir du chapeau de la magicienne, tranquillement, à mon rythme, pour ne pas affoler le vieux système mental, qui n’aime absolument pas la nouveauté.

Et toi, tu en es où, de tes rêves ?

Si tu t’autorisais à rêver grand, tu rêverais quoi ?